mercredi 24 juillet 2013

GOMBROWICZSHOW (2008)

 
D’Opérette aux Envoutés, en passant par les entretiens avec De Roux, il ne s’agit pas de reprendre ni d’inspecter Gombrowicz, mais de récupérer chez lui ce qui semble nous appartenir, pour nous en débarrasser. Entre les mises en chanson, les crises de douleurs collectives et les courses en sac en guise de reconstitutions épiques, les Envoutés hantent tous les rôles : ils sont autant d’exemples grotesques à distancer, de personnages historiques à destituer, de romans personnels bizarrement tragiques à perpétuellement réarranger. On assiste à une sorte de Foire à la Matière Psychique qui prend l’apparence d’une revue-raisonnée. Avec toute cette chaleur humaine, ces cassures de rythme, ces ricanements racistes, et ces contre-points intimes entremêlés de glauque et de pudeur, on est plutôt face à une revue polonaise. Cette revue dont les failles obscures cachent le pathos et le drame le plus aride.
Alors... L’amusement ténébreux pour se méfier de tout ce qui arrive “d’en haut” ?
On est embusqué dans l’antagonisme artistique défendu par Gombrowicz. Un antagonisme qui réfute la nécessité d’adéquation convenable entre la forme et le contenu. Mais bon... On ne va pas regarder à la dépense d’énergies contradictoires et bizarrement enlevées : c’est quand même la fête à Witold ; et le quarantième anniversaire de sa mort. Rideau. 



Production : Compagnie du Zerep Coproduction : Les Subsistances, Lyon, Théâtre National de Chaillot, Nouveau Théâtre d’Angers - Centre Dramatique National des Pays de la Loire - Centre National de danse contemporaine, Angers, Centre National de Création et de Diffusion Culturelles, Châteauvallon. Avec le soutien de l’ARCADI et avec l’Aide à la création du Centre national du Théâtre.